1) Dans les phrases suivantes en français:
«bienheureux les pauvres d’esprit»;
«tel père, tel fils»;
«vraiment beau, ce tableau!»
le verbe «être» est sous-entendu.
Cette omission du verbe «être» est beaucoup plus fréquente en Neo:
| et klezo vere bela | cette église est vraiment belle |
| vo plu joyo, ye plu vero | là où il y a plus de joie, c’est là qu’il y a plus de vérité (Claudel) |
| vo bene, ye patrio | où l’on est bien, là est la patrie |
| mela nemik de bona | le mieux est l’ennemi du bien (à la lettre: le meilleur est l’ennemi du bon) |
| ixas los spirtopovas | bienheureux les pauvres d’esprit |
2) Pour traduire en Neo tournure «être en train de» on emploie, comme en anglais, le verbe «être» suivi d’un participe présent, celui-ci sous la forme adjective:
| mi sar edanda | je suis en train de manger |
| l infanos sar ludandas | les enfants sont en train de jouer |
Parfois, dans cette tournure, le verbe «être» est sous-entendu:
| mi le trir ludanda | je le trouvai en train de jouer (qu’il était en train de jouer) |
à ne pas confondre avec: mi le trir ludande, qui signifie «je le trouvai en jouant (pendant que je jouais)».
3) La tournure «être sur le point de» se traduit par si po:
| nos sar po farti | nous sommes sur le point de partir |
| zi sir po arivi | ils étaient sur le point d’arriver |