Il s’applique aux êtres humains et aux animaux de sexe masculin, ainsi qu’à Dieu et aux divinités masculines; el aux êtres humains et aux animaux de sexe féminin, ainsi qu’aux divinités féminines; it à tous les autres mots.
Dans le style littéraire, il arrive qu’on donne le pronom il ou el à des figures ou à des mots abstraits auxquels l’imagination prête un sexe ou l’autre (par exemple à la Nature représentée par une statue féminine ou simplement imaginée comme une femme).
Lorsque, dans une même proposition, voire dans un même récit, il y a deux pronoms, dont l’un se réfère à un être humain et l’autre à un animal, on peut, pour éviter des confusions, appliquer à l’animal le pronom it.
Le pronom impersonnel il, ce, cela, se traduit en Neo par it, eto, mais le plus souvent on l’omet, le laissant sous-entendre:
| me sar egala | cela m’est égal |
| no ar vik | cela n’a pas d’importance |
| sar muy vika | c’est très important |
| far bella | il fait beau |
| nesar agi | il faut agir |
| sar plaza promeni | il est agréable de se promener |
| me parar muy strana | ça me paraît très étrange |
Ce pronom ne peut pas être omis lorsqu’il est complément:
| il it car | il le dit |
| so it vidar | on le voit (ça se voit) |
| mi no krar eto | je ne crois pas cela |
Il ne peut être omis non plus, même lorsqu’il est sujet, dans les formes interrogatives, à moins que l’interprétation ne soit tout à fait claire:
| sar it vera ke…? | est-il vrai que…? |
| far it bela? | est-ce qu’il fait beau? |
| sar it posibla? | est-ce possible? |
| sar ve vere tote egala? | cela vous est-il vraiment tout à fait égal? |
Dans ce dernier exemple le pronom it est supprimé parce qu’il n’y a pas danger de confusion.