ADJECTIFS ET PARTICIPES EMPLOYÉS SUBSTANTIVEMENT

Tout adjectif peut être employé substantivement ou pronominalement:

lo leta, los letas le petit, les petits
lo blonda, lo blondas le blond, les blonds

Pour les êtres de sexe féminin, on emploie le suffixe –in, soit, pour les exemples cidessus: lo letin, los letinos, lo blondin, los blondinos.

On dira donc:

prifar tu los bruninos o los blondinos? préfères-tu les brunes ou les blondes?

pour préciser qu’il s’agit de femmes; mais il suffira de dira:

inte et femos prifar tu los brunas i los blondas? parmi ces femmes, préfères-tu les brunes ou les blondes?

puisqu’ici le début de la phrase précise déjà qu’il s’agit de femmes.

Le participe passé s’emploie également comme substantif:

lo detenat, los detenatas le détenu, les détenus
lo libat, los libatas le chéri, les chéris
lo benamat, los benamatas le bien-aimé, les bien-aimés

Au féminin, on élide la désinence –at du participe passé:

lo detenin, los deteninos la détenue, les détenues
lo libin, los libinos la chérie, les chéries
lo benamin, los benaminos la bien-aimée, les bien-aimées

Le participe passé employé comme attribut ne prend pas d’s au pluriel:

tot et viros sar marlat tous ces hommes sont mariés
et feletos sar punat ces fillettes sont punies

Le participe présent suit la règle de l’adjectif:

Tot fartandas ol dek! Tous les partants sur le pont!
Lo fartandin sir in larmos. La femme qui partait était en larmes.

Le substantif employé comme attribut, on pourrait donc dire adjectivement, garde la forme du substantif:

Zi sar bon amikos Ils sont bons amis
Nos sir bon kamarados Nous étions bons camarades
Il sar mal soldato Il est mauvais soldat

Lorsque, de deux adjectifs qui se suivent, l’un est employé substantivement, ce dernier prend le suffixe un. Ainsi pour: «un riche malade; un malade riche» on dit: un rikun egra ou un egrun rika, «riche» étant le substantif dansle premier cas et «malade» étant le substantif dans le second.

Il en va de même lorsqu’il s’agit d’un participe passé employé substantivement, auquel cas la désinence at du participe est élidée et remplacée par le suffixe un: un detenun egra ou un egrun detenat (un malade détenu), «détenu» étant le substantif dans le premier cas et «malade» étant le substantif dans le second.

Au féminin, le suffixe «un» est remplacé par «in».

Lorsque c’est le participe présent qui est employé comme substantif. le suffixe un peut être remplacé par o (au féminin in).