PRONOMS PERSONNELS ET APPARENTES

PERSONA E PARENTA PRONAMOS

SUJET COMPLÉMENT (1)
mi je me me
tu tu (3) te te
il il (4) le (6) le, lui
el elle (4) le (y) (6) la, lui
it il (neutre) (4) le, it (6) le, lui
so on se se
nos nous ne nous
vu vous (3) ve vous
zi ils (5) ze (6) les, leur
zel elles (5) ze (y) (6) les, leur
lo celui, ce (7)
los ceux (7)
co ce (pron.) (7)
ki? qui? ken? qui?
ki qui (relat.) ke (10) que
ko quoi ke (11) que
POSSESSIFS (adjectifs et pronoms) (2)
ma (lo ma) mon, ma, mes (le mien)
ta (lo ta) ton, ta, tes (le tien)
la (lo la) son, sa, ses (le sien / à lui)
la (lo la) son, sa, ses (le sien / à elle)
la (lo la) son, sa, ses (le sien / à lui)
sa (lo sa) son, sa, ses (le sien / à soi) (12)
na (lo na) notre, nos (le nôtre)
va (lo va) votre, vos (le vôtre)
za (lo za) leur, leurs (le leur / à eux)
za (lo za) leur, leurs (le leur / à elles)
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kia (dey) de qui, à qui (dont) (9)
kia (dey) de qui, dont (9)
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IMPORTANT. APRÈS UNE PRÉPOSITION, LE PRONOM PREND TOUJOURS LA FORME «SUJET»: mi gar she il je vais chez lui; nos exor kon tu nous sortirons avec toi; a ki sendar tu lo libro? à qui envoies-tu le livre?

(1) Lorsque, dans une même phrase, il y a deux compléments, un direct et un indirect, c’est le complément indirect qui se place le premier: nos te it prestor nous te le prêterons; el ve ze prezentor elle vous les présentera.

(2) Exemples: ma dom, ma domos ma maison, mes maisons; na libro, na libros notre livre, nos livres.

LE PRONOM POSSESSIF PREND UN s AU PLURIEL: lo ma, lo mas le mien, les miens; lo va, lo vas le vôtre, les vôtres.

TANT QUE CELA NE DONNE PAS LIEU À CONFUSION, l’article peut être omis devant le pronom possessif: na plu bela qam vas le nôtre est plus beau que les vôtres.

Le possessif (adjectif ou pronom) possède une forme dite «riche», de signification identique, mais plus expressive: mia, tua, ila, ela, ita, soa, nosa, vua, zia, zela: patro mia mon père à moi; et lapos lo nosas ces crayons sont les nôtres.

(3) Le Neo emploie volontiers tu lorsqu’on s’adresse à une seule personne (même à un supérieur, au roi, au pape, à Dieu) et vu lorsqu’on s’adresse à deux personnes ou plus.

(4) Il s’applique aux êtres humains et aux animaux de sexe masculin, ainsi qu’à Dieu et aux divinités masculines; el aux êtres humains et aux animaux de sexe féminin, ainsi qu’aux divinités féminines; it à tous les autres mots.

Dans le style littéraire, il arrive qu’on donne le pronom il ou el à des figures ou à des mots abstraits auxquels l’imagination prête un sexe ou l’autre (par exemple à la Nature représentée par une statue féminine ou simplement imaginée comme une femme).

Lorsque, dans une même proposition, voire dans un même récit, il y a deux pronoms, dont l’un se réfère à un être humain et l’autre à un animal, on peut, pour éviter des confusions, appliquer à l’animal le pronom it.

Le pronom impersonnel il, ce, cela, se traduit en Neo par it, eto, mais le plus souvent on l’omet, le laissant sous-entendre:

me (sar) egala cela m’est égal
no ar vik cela n’a pas d’importance
sar muy vika c’est très important
far bela il fait beau
nesar agi il faut agir
sar plaza promeni il est agréable de se promener
me parar muy strana ça me paraît très étrange

Ce pronom ne peut être omis lorsqu’il est complément:

il it dicar il le dit
so it vidar on le voit (ça se voit)
mi no krar eto je ne crois pas cela

Il ne peut être omis non plus, même lorsqu’il est sujet, dans les formes interrogatives, à moins que l’interprétation ne soit tout à fait claire:

sar it vera ke…? est-il vrai que…?
far it bela? est-ce qu’il fait beau?
sar it posibla? est-ce possible?
sar ve vere tote egala? cela vous est-il vraiment tout à fait égal?

Dans ce dernier exemple le pronom it est supprimé parce qu’il n’y a pas danger de confusion.

Il, el, it, zi, zel signifient aussi «celui, celle, ceux, celles»: il ki venar celui qui vient; el ke tu vidar celle que tu vois; zi ki kantir ceux qui chantaient; it ke mi bildir celui que j’ai construit; al bel okos d’el ke mi amar aux beaux yeux de celle que j’aime.

(5) Lorsque le pronom pluriel de la troisième personne se rapporte à des personnes de sexe différent, on peut, soit employer zi (comme «ils» en français), soit, si l’on désire être tout à fait précis, ziel.

(6) Pour le complément indirect de la troisième personne on peut dire, soit a il, a el, a it, a zi, a zel, a ziel (à lui, à elle, à eux, à elles, à lui et elle (à eux et à elles), soit les formes suivantes: lu à lui, à elle; zu à eux, à elles.

Aussi bien pour le complément direct que pour l’indirect, on peut, lorsqu’on désire absolument préciser le féminin, ajouter la désinence y: ley, luy, zey, zuy.

(7) co ki ce qui; co ke ce que; co ke tu vidar ce que tu vois; lo ke mi prifar ce, celui que je préfère; los ke tu me montrir ceux que tu m’as montrés; co k’il nun far no onesta ce qu’il fait maintenant n’est pas honnête; tu par fi co ke tu var tu peux faire ce que tu ceux; tu no par sem fi co (lo) ki te plar tu ne peux pas toujours faire ce qui te plaît.

(8) Exemples: ki te vidar? qui te voit?; ken vidar tu? qui vois-tu?

(9) Exemples: kia et lap? à qui est ce crayon?; mi no spar kia it je ne sais pas à qui il est; l’autor dey libro tu lektir l’auteur dont tu as lu le livre; lo qestyon dey zel parlar la question dont elles parlent.

(10) Exemples: lo fem ki venar la femme qui vient; lo fem ke tu vidar la femme que tu vois.

(11) Exemples: ko oxar? qu’arrive-t-il?; ko te plar? qu’est-ce qui te plaît?; ke vidar tu? que vois-tu?; ke fi? que faire?; mi no spar ke fi je ne sais que faire.

(12) Les débutants ne sont pas tenus à observer la distinction entre la et sa.

EXERCICE

Mi te vidar, tu no me vidar. Je te vois, tu ne me vois pas.
Var tu veni she mi oje? Veux-tu venir chez moi aujourd’hui?
Kon ki exir tu yer? Avec qui es-tu sorti hier?
Il dicar el no venor. Il dit qu’elle ne viendra pas.
Mi te dor pan, tu me dor aqo. Je te donnerai du pain, tu me donneras de l’eau.
Vo ta dom? Em lo ma. Où est ta maison? Voici la mienne.
Ma dom plu leta qam ta. Ma maison est plus petite que la tienne.
Va kamos plu grana qam nas. Vos chambres sont plus grandes que les nôtres.
Mi no spar de ko tu parlar. Je ne sais pas de quoi tu parles.
Il parlar pril yera axident. Il parle au sujet de l’accident d’hier.
Lu rakontir tu (rakontir tu a il) ta preyera malaventur? Lui as-tu raconté ta mésaventure d’avant-hier?
El sem dicar to a sa matro. Elle dit toujours tout à sa mère.
Nos exor kon zi krasmatin. Nous sortirons avec eux demain matin.
Mi vur spi kia et bel dom. Je voudrais savoir à qui est cette belle maison.
Sar forse it del derker. C’est peut-être celle du directeur.
E vo lo ta (lo tua)? Et où est la tienne?
E vo lo vas (lo vuas)? Et où sont les vôtres?
Lo vir ki venir e ke tu no librar. L’homme qui est venu et que tu n’aimes pas.
Ken inkontrir tu etmatin? Qui as-tu rencontré ce matin?
Lo dam dey filyo tu konar. La dame dont tu connais le fils.
Mi e tu gor she il. Moi et toi, nous irons chez lui.
Par mi ti ma libros in ta kam? Puis-je mettre mes livres dans ta chambre?
Ya, mo no ti (lo) tas nir (lo) mas. Oui, mais ne mets pas les tiens près des miens.