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On a la faculté (non l’obligation) d’élider par euphonie, et tant que cela ne nuit pas à la clarté de la phrase, les mots suivants:
1) L’article lo et son pluriel los devant un mot commençant ou après un mot se terminant par une voyelle:
2) la préposition de devant une voyelle: d un fem d’une femme; d et dom de cette maison; d un orel d asno d’une oreille d’âne;
3) l’o final du substantif au singulier. Jamais le substantif au pluriel ne peut être élidé;
4) l’adjectif, au singulier ou au pluriel, lorsqu’il précède le nom qu’il détermine; jamais il ne peut être élidé lorsqu’il suit le nom:
5) la désinence at du participe passé employé substantivement au féminin:
6) l’a final de l’adjectif employé substantivement dans un sens absolu: lo mal le mal; lo rub le rouge; lo real le réel; lo noreal l’irréel;
7) en poésie, n’importe quel mot, lorsque le sentiment le dicte ou lorsque la musicalité du vers le suggère.
Il faut toujours tenir présent à l’esprit que l’élision, subordonnée à l’euphonie et à la clarté, n’est en aucun cas obligatoire.
On évitera par exemple les élisions qui impliqueraient une trop grande succession de consonnes, et on dira un certa stel une certaine étoile, de préférence à un cert stel.
En ligne générale, l’élision est employée plus fréquemment dans le langage familier et en poésie qu’en langage scientifique ou technique, où la précision est de rigueur.
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